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Syrie: les habitants de Damas appelés à "se révolter" après les attentats L'explosion de deux voitures piégées a dévasté jeudi un quartier de Damas, faisant 55 morts et 372 blessés

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Syrie: les habitants de Damas appelés à "se révolter" après les attentats L'explosion de deux voitures piégées a dévasté jeudi un quartier de Damas, faisant 55 morts et 372 blessés

Message par Braveheart le Ven 11 Mai - 13:44

Syrie: les habitants de Damas appelés à "se révolter" après les attentats
Créé le 11-05-2012 à 06h32 - Mis à jour à 12h52 Réagir


L'explosion de deux voitures piégées a dévasté jeudi un quartier de Damas, faisant 55 morts et 372 blessés, l'attentat le plus meurtrier en près de 14 mois de révolte en Syrie. (c) Afp

Les habitants de la capitale syrienne ont été appelés à "se révolter" vendredi contre le régime de Bachar al-Assad, au lendemain de l'attentat le plus meurtrier en près de 14 mois de révolte.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a "condamné dans les termes les plus fermes" le double attentat suicide à la voiture piégée qui a fait jeudi 55 morts et 372 blessés, renvoyant dos à dos régime et opposition, auxquels il a demandé "la cessation de toute forme de violence armée" conformément au plan de Kofi Annan.

Les voitures bourrées de "plus d'une tonne d'explosifs" selon le pouvoir ont explosé jeudi matin à une heure de pointe devant un immeuble de la Sécurité dans le quartier Qazzaz, y semant chaos et désolation. La plupart des victimes sont des policiers, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le Conseil national syrien (CNS), principale composante de l'opposition, a de nouveau mis en cause le pouvoir qui, selon lui, recourt à "une nouvelle technique, le terrorisme", pour saboter le plan de l'émissaire international Annan, prévoyant un cessez-le-feu et un retrait de l'armée des villes.

Pour le chef du CNS, Burhan Ghalioun, l'initiative Annan "est en crise aujourd'hui", et elle "va mourir" si le régime continue "à recourir au terrorisme et aux bombes".

Le régime de Bachar al-Assad et la rébellion se sont mutuellement rejeté la responsabilité de l'attaque et des précédentes violations du cessez-le-feu instauré le 12 avril. Plus de 900 personnes ont péri dans les violences depuis cette date, selon l'OSDH.

Vendredi, l'armée syrienne bombardait toujours à la mitrailleuse lourde la ville rebelle de Rastane, dans la province de Homs (centre), a ajouté l'ONG.

Les militants anti-régime ont appelé les habitants de Damas à manifester pour "se révolter" contre le régime "assassin". "(Le régime) n'hésitera pas à tuer tout le peuple pour atteindre son objectif (...). Qu'attendez-vous?" lit-on sur Facebook. Selon eux, le pouvoir "n'hésitera pas à détruire Damas".

Mais pour le régime, qui assimile les rebelles à des "terroristes" et ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation, ces attentats sont la preuve que la Syrie est visée par un "complot terroriste" financé par l'étranger, selon une lettre adressée aux Nations unies.

Sur les lieux de l'attentat, des Syriens ont repris la rhétorique du régime sur l'implication du réseau Al-Qaïda dans les violences.

"C'est Al-Qaïda qui a fait ça, j'en mettrais ma main à couper", s'est exclamé un Syrien qui errait parmi d'autres, hébétés, au milieu des cadavres carbonisés, des voitures à la carrosserie fondue et des bus éventrés.

Néanmoins selon M. Ghalioune, c'est le régime qui entretient une relation "très forte" avec Al-Qaïda. L'opposant l'accuse d'"utiliser la tactique des explosions dans les villes pour effrayer la population. Assad a le sentiment qu'il peut laisser tomber le plan Annan sans en subir les conséquences".

L'Armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs, a nié toute implication dans l'attentat, affirmant qu'elle n'en avait pas les moyens et que "ses membres ont déserté l'armée pour protéger les civils, pas pour les tuer".

Alors que la mission des observateurs de l'ONU ne parvient pas à faire respecter la trêve, son chef, le Norvégien Robert Mood, a exhorté "tout le monde en Syrie et à l'extérieur à aider à stopper (les) violences".

Pour des analystes, l'escalade rapproche encore un peu plus la Syrie de la guerre civile et pourrait conduire à la fin de la mission d'observation de l'ONU dans le pays, où la communauté internationale reste impuissante.

"Depuis le tout premier jour, le régime répond aux protestataires par la guerre", souligne Paul Salem, directeur du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient. "Il a créé une guerre et il finira probablement par en subir les conséquences".

Pays multi-confessionnel, la Syrie abrite une majorité de musulmans sunnites et une importante minorité alaouite, une branche du chiisme dont le clan Assad est en grande partie issu.

Dans ce contexte, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dit craindre "une guerre civile de grande envergure aux effets catastrophiques pour la Syrie et la région" si les violences ne s'arrêtent pas.

Les violences ont fait plus de 12.000 morts depuis mars 2011, en grande majorité des civils tués dans la répression, selon l'OSDH.
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