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Armes chimiques en Syrie : l'ONU va pouvoir enquêter

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Armes chimiques en Syrie : l'ONU va pouvoir enquêter

Message par Braveheart le Dim 25 Aoû - 20:40


Armes chimiques en Syrie : l'ONU va pouvoir enquêter

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 25.08.2013 à 05h09 • Mis à jour le 25.08.2013 à 19h38


Le régime syrien a donné son accord aux inspecteurs de l'ONU pour enquêter "immédiatement" sur les allégations d'usage d'armes chimiques près de Damas.

Les inspecteurs de l'ONU se rendront à partir de lundi sur le site de l'attaque chimique présumée de mercredi dernier près de Damas, ont annoncé les Nations unies, dimanche 25 août. Déjà en Syrie depuis le 18 août, ils n'avaient jusqu'à présent pas l'autorisation de se rendre sur les sites en question.

Les autorités syriennes ont promis d'observer un cessez-le-feu durant la visite des inspecteurs sur le site, a précisé l'ONU.

Lire : "Syrie : '355 patients présentant des symptômes neurotoxiques sont morts', selon MSF"

"Le gouvernement syrien et les Nations unies sont convenus de permettre à l'ONU d'enquêter sur les accusations d'utilisation d'armes chimiques dans les faubourgs de Damas", a confirmé le régime syrien dans un communiqué du ministère des affaires étrangères.

"AUCUN DOUTE" SUR LA RESPONSABILITÉ DE DAMAS

Cet accès au site accordé par Damas est cependanta arrivé "trop tard pour être crédible", selon un responsable américain, qui a précisé que les Etats-Unis avaient "très peu de doutes" quant à l'utilisation le 21 août par le régime syrien d'armes chimiques.

Le feu vert donné à l'enquête par Damas est en effet annoncé au moment où la communauté internationale augmentait la pression sur les autorités syriennes samedi et dimanche. Les pays occidentaux semblent de plus en plus convaincus que le régime de Bachar Al-Assad a eu recours à de telles armes mercredi dans la région de Damas, malgré les démentis du gouvernement syrien, qui a assuré avec force samedi n'avoir "jamais utilisé d'armes chimiques".

Sous la pression des pays occidentaux qui l'accusent d'avoir utilisé des armes chimiques au point d'examiner une option militaire, Damas a accepté une enquête de l'ONU sur le terrain.

Lire : "Un médecin à Damas : 'Je savais que ces personnes allaient mourir'"

Le président François Hollande s'est notamment entretenu dimanche, par téléphone, avec Barack Obama, auquel il a affirmé "que tout concordait pour désigner le régime de Damas comme l'auteur" des attaques chimiques du 21 août. "Les deux présidents ont convenu de rester en étroit contact pour apporter une réponse commune à cette agression sans précédent", ajoute l'Elysée dans un communiqué.

Plus tôt, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a estimé lors d'une conférence de presse à Jérusalem, que la responsabilité de Damas dans ces attaques chimiques ne faisait "aucun doute".

   "Les indications sont totalement convergentes sur l'étendue du massacre et la responsabilité écrasante du régime (...) En ce qui nous concerne, il n'y a aucun doute sur la matérialité des faits et sur leur origine."

VERS UNE INTERVENTION MILITAIRE ?

Plus pressant, le secrétaire à la défense américain, Chuck Hagel, a déclaré dimanche que les forces américaines étaient prêtes à agir contre le régime syrien. "Nous avons préparé toutes les options, s'il [Barack Obama] décidait de choisir l'une d'elles", a-t-il ajouté. Divers scénarios ont été présentés samedi au président américain lors d'une réunion à la Maison Blanche avec ses conseillers à la sécurité nationale. Le détail de ces options n'a pas filtré, pas plus que la date d'une décision éventuelle de M. Obama. Les Etats-Unis ont par ailleurs décidé de renforcer leur présence navale en Méditerranée avec l'envoi dans la région d'un quatrième destroyer équipé de missiles de croisière.

Lire : La flotte américaine se renforce au large de la Syrie (édition abonnés)

Samedi, Barack Obama s'était entretenu avec le premier ministre britannique, David Cameron, sur la question syrienne. Les deux hommes ont estimé que "l'utilisation massive d'armes chimiques mériterait une réponse sérieuse de la communauté internationale", selon le porte parole du 10, Downing Street. Washington a précisé que Barack Obama et David Cameron sont convenus de se consulter concernant les "possibilités de riposte".

L'OPTION MILITAIRE, "UNE ERREUR TRAGIQUE"

Une option militaire que la Russie est loin d'envisager. "Satisfaite" de l'accord donné par Damas à une enquête de l'ONU, elle a appelé les Occidentaux à ne pas commettre d'"erreur tragique" en ayant recours à la force. Dans un communiqué, le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandre Loukachevitchn a également conseillé à Washington de ne pas répéter les "erreurs du passé" :

   "Tout cela ne peut que nous rappeler les événements d'il y a dix ans, quand, en prenant pour prétexte des informations mensongères sur la présence en Irak d'armes de destruction massive, les Etats-Unis, en contournant l'ONU, se sont lancés dans une aventure, dont tout le monde connaît maintenant les conséquences."

Une initiative militaire sous l'impulsion des Etats-Unis ne serait pas une "partie de campagne", a également averti le ministre de l'information syrien, Omran Zoabi, cité dimanche par l'agence de presse officielle SANA, et il met en garde contre "une intervention militaire américaine [qui] aurait des conséquences très graves et créerait une boule de feu qui embraserait le Moyen-Orient".

Lire : Attaques chimiques en Syrie : "Attendons l'avis des experts avant d'intervenir"

L'Iran a également mis les Etats-Unis en garde. "Si les Etats-Unis franchissent cette ligne rouge, il y aura de dures conséquences pour la Maison Blanche", a déclaré le commandant Massoud Jazayeri, adjoint du chef de l'état-major des forces armées iraniennes, réagissant à une éventuelle opération militaire américaine en Syrie.

"TROUVER UNE SOLUTION"

"Il est temps pour la communauté internationale d'essayer de se débarrasser de toutes les armes chimiques en Syrie", a pour sa part déclaré le président israélien, Simon Pérès, en marge d'une rencontre à Jérusalem avec le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, sans préciser ce qu'il envisageait concrètement.

Le pape François a appelé dimanche à faire "cesser le bruit des armes" en Syrie, dénonçant une "multiplication des massacres et des atrocités", et a demandé à la "communauté internationale de trouver une solution". "Ce n'est pas l'affrontement qui offre des perspectives d'espérance pour résoudre les problèmes mais la capacité de se rencontrer et de dialoguer", a ajouté le pape, après la prière dominicale de l'Angélus.

Plusieurs sources ont par ailleurs annoncé samedi que les chefs d'état-major de grands pays occidentaux, dont les Etats-Unis, et du Proche-Orient devaient se réunir dans les tout prochains jours en Jordanie pour évoquer la situation en Syrie.
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