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Armes chimiques : les Etats-Unis sont prêts à discuter avec les Russes

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Armes chimiques : les Etats-Unis sont prêts à discuter avec les Russes

Message par Braveheart le Lun 9 Sep - 20:11

LibérationMonde
Armes chimiques : les Etats-Unis sont prêts à discuter avec les Russes

La Une du 9 septembre 2013

AFP 9 septembre 2013 à 16:33 (Mis à jour : 9 septembre 2013 à 20:00)

En soumettant ses armes chimiques à un contrôle international, Damas pourrait s'éviter des frappes occidentales, estime le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov.

Les Etats-Unis sont prêts à discuter avec la Russie pour déterminer si leur proposition de placer l’arsenal chimique syrien sous contrôle est digne de foi, a déclaré lundi un conseiller du président américain Barack Obama.

Ce conseiller, Ben Rhodes, a toutefois prévenu sur la chaîne MSNBC que Washington ne relâcherait pas pour autant la pression sur Damas et se méfiait d’une tactique destinée à retarder l’échéance de frappes contre le régime Assad.

Plus tôt dans la journée, la Russie avait appellé la Syrie à placer sous contrôle international son arsenal chimique pour éviter des frappes occidentales et attend une réponse rapide de Damas, a déclaré lundi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

«Nous appelons les dirigeants syriens à non seulement accepter de placer sous contrôle international leur stock d’armes chimiques, et ensuite à le détruire, mais aussi à rejoindre pleinement l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques», a déclaré Lavrov dans une brève allocution, quelques heures après avoir rencontré le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, à Moscou.

«Nous avons déjà transmis cette proposition au ministre syrien des Affaires étrangères, M. Mouallem, qui se trouve à Moscou, et espérons une réponse rapide et positive», a-t-il ajouté. «Nous ne savons pas si les Syriens sont d’accord avec cela mais si la mise sous contrôle international des armes chimiques dans ce pays permet d’éviter des frappes, nous nous mettrons rapidement au travail avec Damas», a-t-il assuré.

La Syrie est favorable a cette proposition, a réagi peu après le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem. «Le ministre Lavrov a mis en avant une initiative liée aux armes chimiques. Je déclare: la Syrie salue l’initiative russe, fondée sur les inquiétudes des dirigeants russes concernant la vie de nos citoyens et la sécurité de notre pays», a déclaré Mouallem, cité par les agences russes.
L'opposition crie à la manipulation

Le chef des rebelles syriens a accusé le régime de Bachar al-Assad et son allié russe de mentir, après que Damas a salué une initiative de Moscou visant à placer sous contrôle international l’arsenal chimique syrien pour éviter des frappes occidentales.

«Nous appelons à des frappes et nous avertissons la communauté internationale que le régime (d’Assad, NDLR) dit des mensonges, et que le menteur Poutine est son professeur», a déclaré le chef de l’Armée syrienne libre, Selim Idriss, dans un entretien à Al-Jazeera, en référence au président russe Vladimir Poutine.
Londres craint une «manœuvre de diversion»

Sergueï Lavrov s’exprimait alors que son homologue américain, le secrétaire d’Etat John Kerry, avait déclaré un peu plus tôt à Londres que le président syrien, Bachar al-Assad, pourrait éviter des frappes en mettant sous contrôle son arsenal chimique. «Bien entendu il (Bachar al-Assad NDLR) pourrait restituer l’intégralité de son arsenal chimique à la communauté internationale, dans la semaine à venir, tout rendre, tout sans délai. (...) Mais il n’est pas prêt de le faire, et il ne le peut pas», a dit Kerry.

Jen Psaki, porte-parole du département d’Etat, a toutefois insisté ensuite sur le caractère «rhétorique» de la remarque de John Kerry, en soulignant qu’elle ne saurait être interprétée comme un ultimatum ou une offre de négociation à l’adresse d’un «dictateur brutal» indigne de confiance. «Le secrétaire d’Etat se livrait à un argument rhétorique sur l’impossibilité et l’improbabilité de voir Assad rendre des armes chimiques qu’il a démenti avoir utilisées. S’il respectait les normes internationales en place depuis 100 ans, il n’aurait pas commencé par recourir à des armes chimiques pour tuer plus de 1 000 hommes, femmes et enfants», a commenté le porte-parole.

A Londres, le Premier ministre britannique David Cameron a jugé «particulièrement bienvenu» l’appel adressé par la Russie à la Syrie de placer sous contrôle international son arsenal chimique, estimant qu’une telle démarche de Damas serait «un grand pas en avant».

«Si la Syrie mettait ses armes chimiques hors d’usage, sous supervision internationale, clairement ce serait un grand pas en avant et cela devrait être encouragé», a déclaré David Cameron devant les députés britanniques, ajoutant cependant qu’il fallait s’assurer qu'«il ne s’agit pas d’une manœuvre de diversion».

Le président du MoDem François Bayrou a estimé qu'il s'agissait d'une «chance à saisir» pour sortir du conflit». Ces deux déclarations sont «la chance à saisir pour une issue plus pacifique du conflit syrien», a-t-il réagi auprès de l’AFP. Bayrou s’est montré plus que réservé depuis le début sur la possibilité d’une intervention militaire de la France en Syrie et avait accusé François Hollande de livrer la Syrie aux «fondamentalistes».

A l'inverse, Les présidents socialistes des commissions de la Défense du Sénat et de l’Assemblée nationale ont estimé que sans des frappes contre le régime de Bachar al-Assad «il n’y aura pas de solution politique» en Syrie. «S’il n’y a pas de frappes, il n’y aura pas de solution politique», a déclaré le président de la commission du Sénat, Jean-Louis Carrère, lors de l’Université d’été de la défense, à Pau. Les frappes auraient pour objectif une «déstabilisation minimale» pour modifier le rapport de forces sur le terrain où le président Bachar al-Assad «a repris la main».

Mais dans le même temps, selon lui, «il ne doit y avoir de frappes que s’il y a une perspective politique». «La perspective politique c’est que l’on mette autour d’une table les pays influents», a-t-il poursuivi, citant les Etats-Unis, la Russie, l’Europe «et pourquoi pas l’Iran».
AFP
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